Recommandations de l’Afssaps éditées en juin 2009 sur les traitements médicamenteux de la spasticité

Culture médicale

17 octobre 2019

La spasticité a souvent un retentissement péjoratif sur la motricité et l’appareil locomoteur, mais elle peut ne pas être gênante ou même être utile. Tout malade spastique ne nécessite pas systématiquement de traitement. La spasticité doit être analysée en tant que symptôme par une démarche identique quelle que soit son étiologie. Le contexte, notamment imprimé par l’étiologie, doit ensuite être pris en compte dans la stratégie globale de traitement. Le traitement de la spasticité ne doit être mis en oeuvre qu’après une analyse clinique rigoureuse afin d’en déterminer l’importance, les conséquences réelles et la répartition. Ceci suppose une bonne connaissance et rigueur d'examen. Il faut procéder pour chaque patient à l'établissement d'une liste d'objectifs personnalisés. Le traitement nécessite d’abord la recherche d’une éventuelle cause aggravante, stimulus nociceptif (escarre, infection / lithiase urinaire…), avec laquelle il y a parfois une étroite intrication. La réflexion thérapeutique englobe les traitements médicamenteux ici présentés, mais aussi kinésithérapie, appareillage, auto-rééducation et chirurgie. Les traitements médicamenteux comportent les traitements per os (baclofène et tizanidine), la toxine botulinique, le baclofène intra-thécal et l'application locale d'alcool ou phénol. Les traitements de première intention (traitements per os et toxine botulinique) s’envisagent selon le caractère localisé ou diffus de la spasticité et selon l'étiologie. DYS-FR-000147

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